Steve Jobs serait-il aussi antipathique aux jeux d’argent ? Dans tous les cas, il se trouve que l’une de ces dernières innovations, qui est devenue la coqueluche des hommes d’affaires et des personnes avides de nouvelles technologies, l’Iphone serait actuellement en cours d’être banni des casinos en dur pour cause de tricherie.
Après avoir épaté la galerie depuis maintenant des années avec Apple, Steve Jobs continue dans sa lancée avec la sortie de ce qui est considérée comme étant la perle rare des outils de communication de ces dernières années : l’iPhone.
Ce véritable gadget est tellement perfectionné que les applications qui y sont installées interviennent dans de très nombreux domaines. Censées faire le bonheur de tout le monde, certaines de ces applications créent pourtant un vent de panique au sein des opérateurs de jeux d’argent. En effet, tel un tsunami, la mauvaise nouvelle incriminant ce petit appareil aux formes anodines s’est répandue très rapidement dans l’univers des casinos terrestres.
L’iPhone a en effet été détecté comme étant un objet de tricherie par les autorités chargées du contrôle des jeux aux Etats-Unis, et plus précisément dans l’Etat du Nevada qui abrite le sanctuaire des jeux : Las Vegas. Le problème vient de l’une des applications intégrées dans l’appareil qui permet de compter les cartes au blackjack. Ce qui en fait un véritable partenaire car l’application augmente considérablement les chances du joueur.
On se souviendra certainement de l’histoire de Rain Man où un autiste arrivait à compter les cartes et menait à mal les casinos où lui et son frère sont passés. Cette fois-ci, les tricheurs n’auront plus besoin de se mettre à deux pour filouter les casinotiers, car l’iPhone joue parfaitement bien le rôle de Dustin Hoffman dans le film. Au blackjack, les joueurs peuvent très bien compter les cartes mentalement comme le fait Rain Man, mais en aucun cas ils ne devraient faire appel à d’autres outils informatique.
Et si pour l’instant les dégâts causés par l’iPhone sont surtout remarqués sur les tables de blackjack, il est fort probable que d’ici peu, mêmes les joueurs de poker vont chercher à utiliser cet appareil pour améliorer leurs calculs de côtes et de probabilités, ce qui se fait d'ailleurs actuellement au poker en ligne, avec les logiciels d'aide à la décision, condamnés par la salle PokerStars.
Et c’est exactement pour empêcher la propagation du mal que les tenanciers des casinos de Las Vegas se sont permis de donner l’alerte à tous leurs homologues du monde entier. Or, pour l’instant, aucune mesure ne semble être adoptée pour éviter les problèmes causés par le dernier-né de la famille Pomme.
Au contraire, la divulgation de cette nouvelle pourrait avoir l’effet contraire à défaut de trouver rapidement une solution, qui doit aussi d’un autre côté prendre en compte le bien-être des joueurs.
iPhone or not iPhone, telle est la question :
La première solution qui pourrait venir à l’esprit serait certainement de bannir l’iPhone des casinos en demandant gentiment à leurs heureux propriétaires de s’en débarrasser aux vestiaires. Ce qui n’est pas du tout évident, car les joueurs fréquentant les casinos sont quand même considérés comme étant des personnes respectables, jusqu’au moment où ils sont en fraude et qu’ils deviennent des criminels.
Il serait alors vraiment déplacé de fouiller tous les joueurs pour chercher un iPhone qui est avant tout un outil de communication. De même il serait aussi difficile de demander aux joueurs d’éteindre leurs téléphones à l’entrée d’un casino comme ce qui pourrait se faire à l’entrée d’une église. De plus, personne ne s’apercevra de la combine si le téléphone est mis en mode furtif lui donnant ainsi l’air d’être éteint.
D’autre part, il serait pratiquement impossible de bannir les iPhone dans tous les casinos du monde entier puisque pour pouvoir dépenser de l’argent dans ces établissements, il faut bien aussi accepter le fait que ces flambeurs puissent aussi faire tourner leurs business, et pourtant l’iPhone est devenu un petit bureau ambulant qui permet aux gros bonnets de gérer à tout moment leurs affaires même à partir d’un casino...
Ce qui représente un dilemme pour les casinos en dur qui auront du mal à gérer ces petits bouts de plastiques qui pourraient aider les tricheurs à vider les coffres des casinos sans éclats ni tambours. La pire des solutions serait donc de bannir l’iPhone, et c'est ce que certains casinos de Las Vegas et d'Atlantic City ont déjà fait.
Ce serait une perte considérable pour les casinotiers d’agir de la sorte, car si les vrais joueurs peuvent se permettre de posséder une merveille aussi couteuse qu’un iPhone, c’est qu’ils ne viennent pas dans les casinos pour y dépenser de misérables petits billets de banque.
Mais quelle serait donc la meilleure solution qui permettrait de distinguer les bons grains des mauvais sans pour autant vexer ces richissimes flambeurs ? Vérifier peut-être les iPhone des joueurs à l'entrée pour savoir si l'application du comptage de cartes est implantée ?
Vaincre le mal par le mal :
La solution idéale serait donc de mettre en place un mini-système qui pourrait espionner ces appareils de communication. Le croupier aura ainsi le moyen de contrôler sa table et les joueurs qui sont en face de lui grâce à son logiciel espion. Ce qui devrait techniquement pouvoir se faire avec les évolutions technologiques de nos jours.
Au lieu d’interdire directement le port d’un iPhone sur soi dans les casinos, les opérateurs pourraient aviser les joueurs qu’ils sont vivement conviés à éteindre leurs iPhones s’ils veulent préserver leurs intimités.
Dans le cas contraire où ils sont obligés de les utiliser à l’intérieur des casinos, ils sont avertis que des logiciels espions sont programmés pour vérifier les applications utilisées par ces appareils pendant les parties. Bien entendu, cette solution engendrera des coûts supplémentaires pour les casinotiers, mais par rapport aux pertes qu’ils encourent en cas de triche perpétuelle ou la perte de clients, ça en vaut largement la peine. Bref, encore un problème qui s'ajoute aux casinos qui subissent de plein fouet la crise financière. |