Et
pour conclure, cet article du magazine "l'Internaute"
qui appuie notre conviction qu'il est inutile de stresser
lors d'un achat en ligne sur des sites sécurisés:
La
cyber-fraude ? Quelle cyber-fraude ?
Les
chiffres font frémir. Selon le Groupement des cartes
bancaires, les fraudes pour l'an 2000 s'élèvent
à 270 millions de francs, dont 50 à 100 millions
liés aux secteurs des nouvelles technologies.
Dans
un tel contexte, pas étonnant que les internautes
(7 millions dans l'Hexagone et désormais plus de
25 millions !) craignent encore de laisser leurs coordonnées
bancaires sur Internet.
Habitués à contrôler leurs transactions,
ils ont l'impression de ne pas être maître de
la situation au cours d' un achat en ligne. Mais les experts
le disent tous, ils se trompent de cible: les vrais
responsables ne sont pas les hackers mais les escrocs "traditionnels"
dont le sport favori est de chasser les facturettes. Explications.
Les vrais dangers du télépaiement:
Le télépaiement traditionnel (par courrier,
téléphone ou Minitel) ne manque pas d'adeptes.
Les consommateurs sont, en effet, nombreux à communiquer
leur numéro de carte bancaire au téléphone
à un tiers pour acheter des fleurs, un billet d'avion,
de train etc...
Selon une enquête de la Sofres réalisée
en 2004, 31% des titulaires de CB effectuent ce genre de
paiement sans la moindre hésitation.
En revanche,
ils ne sont que 7% à conclure un achat sur Internet.
Et pourtant... Les cas de fraudes portent surtout sur les
transactions où il y a intervention humaine !
Qui vous dit que la personne au bout du fil, à qui
vous communiquez vos coordonnées bancaires, n'utilisera
pas vos données confidentielles ?
Avec Internet en
revanche, la transaction se fait sans intermédiaire
mais directement avec la banque. Contrairement à
ce qu'on l'on croît, le site marchand n'a jamais connaissance
de ces données confidentielles.
Gare aux facturettes !
Qui n'a jamais laissé une facturette de carte bleue
à la caisse d'un supermarché ou sur le comptoir
d'un café? Sans le savoir, vous facilitez le travail
des fraudeurs.
Il leur suffit de relever le n° de carte
et la date de validité sur cette facturette abandonnée.
Ensuite, ils utilisent ces données au cours d'un
'achat en ligne.
Le site marchand n'est, malheureusement,
pas en mesure de vérifier l'identité de la
personne qui communique ces informations bancaires. Frauder
devient alors un jeu d'enfant...
Votre carte bleue, c'est secret-défense:
Règle de base: ne laissez jamais votre carte bancaire
à la vue des regards indiscrets. Et en cas de perte
ou de vol (ça n'arrive pas qu'aux autres !) pensez
à faire immédiatement opposition auprès
de votre banque, avant que vous n'ayez de mauvaises surprises
à la lecture de votre prochain relevé bancaire...
Bref,
le vrai danger, ce n'est pas le piratage informatique mais
bel et bien la bonne vieille escroquerie.