Quels sont les jackpots qui ont marqué la saison 2010-2011 dans les différents casinos français ? Cette question est tout particulièrement importante depuis que la plupart des maisons de jeu d’argent de l’hexagone ont mis en place des cagnottes progressives multi-sites permettant d’atteindre des gains prodigieux, comme jamais on n’en avait enregistré dans le pays jusque-là.
Ainsi, non seulement les pactoles ont fleuri à travers la France, mais ils ont souvent dépassé le million d’€uros. Les deux systèmes impliqués dans ces succès sont le Magic Casinos Jackpot et le Megapot, deux jackpots collectifs au principe commun mais organisés par des groupes de casinos rivaux. Ces programmes ont respectivement vu le jour en septembre 2009 et en décembre 2008, le Magic Casinos Jackpot ayant calqué le Megapot.
D’un côté, le Magic Casinos Jackpot rassemble la plus grande partie des grands noms des casinotiers: Lucien Barrière, le leader incontestable et indétrônable du secteur depuis des années, mais aussi d’autres enseignes plus ou moins célèbres comme Tranchant, Emeraude, Joagroupe et COGIT. Par ailleurs, une vingtaine de casinos indépendants, c’est-à-dire qui ne se rattachent à aucun groupe établi, prennent part à ce programme.
Ce dernier est fondé sur une logique à la fois simple et perfectionnée: tous les casinos participants sont dotés de quelques machines à sous spéciales qui sont reliées à un pot commun, le Magic Casinos Jackpot. Cette cagnotte est progressivement alimentée par tous les casinos à la fois, ce qui explique que des sommes exorbitantes soient rapidement mises en jeu, même quand un pactole vient déjà d’être décroché. On comprend donc que les plus gros gains des dernières années aient été réalisés par l’entremise de ce système.
Le groupe Partouche, deuxième tête d’affiche du secteur des casinos, a quant à lui décidé de fonctionner à part avec un jackpot de même principe, mais auquel ne participent que les établissements de sa marque: le Megapot. Ainsi, 207 bandits manchots sont connectés entre eux dans les 42 casinos Partouche (voir liste des casinos français) implantés en France. En même temps qu’augmente le pactole en jeu, la probabilité de gagner la cagnotte croît elle aussi, ce qui pimente d’autant plus les parties.
Le Megapot forme donc le pendant du Magic Casinos Jackpot, pour ne pas dire son rival. Cependant, il est aisé de calculer que c’est le Magic Casinos Jackpot qui donne la possibilité de connaître les plus gros gains possibles: en effet, davantage de casinos alimentent cette cagnotte que pour les casinos du Megapot, qui se restreignent à une seule gamme. C’est ce que les chiffres ont montré au cours de ces deux dernières années.
De fait, la palme d’or du jackpot revient au Magic Casinos Jackpot, et plus précisément au casino Joa (ou Joacasino) de Port Crouesty-Arzon où un retraité anonyme a remporté, le 27 mars 2011, le montant incroyable de 9.420.902 €uros. Il s’agit aussi du plus haut jackpot qui ait jamais été remporté au casino dans toute l’histoire de France. L’homme de soixante-neuf ans jouait alors sur l’une des 300 et quelques machines reliées au Magic Casinos Jackpot et avait seulement misé 1,50 €.
Si ce jackpot est vraiment hors du commun, une flopée d’autres cagnottes sont tombées dans les casinos terrestres français depuis 2010. Dans le palmarès des jackpots de 2010-2011, c’est encore un établissement relié au Magic Casinos Jackpot, à savoir le casino Tranchant de Bagnères-de-Bigorre, qui arrive en deuxième position avec une cagnotte de 5.512.448 €uros en mai 2010.
L’heureux couple gagnant, qui fêtait alors ses treize ans de vie commune, a d’abord cru à un bug technique tellement la somme annoncée était mirobolante. Cette fois aussi, la mise des joueurs était minimale par rapport au gain occasionné.
A la troisième place du classement, on trouve à nouveau un casino de la marque Joa, La Siesta d’Antibes, ce qui fait décidément une excellente publicité pour les établissements de ce groupe. En l’occurrence, le jackpot de 4.522.674 €uros qui y est tombé s’avère le dernier en date, puisqu’il est survenu le 30 octobre 2011, récompensant cette fois une fonctionnaire de 59 ans qui était clairement venue dans l’intention de gagner à l’une des machines spéciales dédiées au Magic Casinos Jackpot.
Dans l’ordre décroissant, on trouve ensuite un pactole de 3.438.701 €uros déclenché en avril 2011 dans le Joacasino de Luxeuil-les-Bains, suivi par un jackpot de 1.877.087 €uros décroché dans la maison de jeu de marque Emeraude située à Saint Jean de Monts. Au total, environ 25 millions d’€uros auront été redistribués en France depuis mai 2010 par l’intermédiaire des bandits manchots connectés au Magic Casinos Jackpot.
Quant au Megapot signé Partouche, il ne fait pas pour autant triste figure par rapport à ces enseignes. Bien au contraire, de nombreux gains ont été notés dans les établissements Partouche; en février, on recensait déjà seize Megapots depuis la date de création du programme.
Le gain le plus important enregistré en 2010 est de 2.503.561 €uros et a été décroché au casino de Lyon “Le Pharaon”. Il est suivi, toujours dans l’ordre décroissant et non pas forcément chronologique, d’un jackpot de 1.627.306 €uros en janvier 2011 à Divonne-les-Bains et, plus récemment, en septembre 2011, d’un pactole de 1.315.708 €uros au Pasino d’Aix-en-Provence.
Comme on le voit, il serait inutile de dresser une liste complète des jackpots remportés dans les casinos français depuis 2010 tellement ils sont légion. Cependant, force est de constater que les cagnottes s’enchaînent à un rythme trépidant en même temps qu’elles croissent en valeur, ce qui a donné lieu aux plus gros pactoles jamais gagnés en France.
De quoi redorer le blason des casinos et attirer de nouveaux joueurs, même si les établissements ne sont pas tout à fait sortis des effets de la crise. |