Bilan des paris hippiques en France après la loi sur les jeux d'argent en ligne

Comme la FDJ, le PMU se porte merveille suite à la légalisation des paris. Normal, le faux-semblant de concurrence est quasiment absent.
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Les paris hippiques en France et une concurrence invisible

Plus d’un an après l’adoption de la loi du 12 mai 2010 relative à la libéralisation des jeux d’argent en ligne en France, l’heure est au bilan. Parmi les trois activités autorisées pour le moment, le bilan du poker en ligne est mitigé, tandis que celui des paris sportifs s’avère franchement décevant.

Qu’en est-il concernant l’évolution des paris hippiques sur Internet ?

Nous allons voir que ce secteur bénéficie actuellement du meilleur état des lieux, bien que quelques points noirs non négligeables y subsistent.

Partons du constat suivant : selon les statistiques publiées par l’Arjel (Autorité de régulation des jeux en ligne) à propos de la période comprise entre juin 2010 et mars 2011, le nombre de comptes actifs de joueurs a progressé, passant de 99205 à 131588, avec un pic de 152398 comptes en janvier 2011.

Au total, ce sont 693 millions d’€uros qui ont été misés en paris hippiques depuis l’ouverture du marché français. Si l’on considère le dernier trimestre de 2010 et le premier trimestre de 2011, les chiffres se stabilisent en évoluant sensiblement puisque le montant des mises de turf est passé de 240 à 241 millions d’€uros.

Depuis début 2011, les mises de trot représentent à elles seules 65 % du total des paris, sachant que la saison de galop a repris au début du mois de mars 2011. Le secteur des paris hippiques apparaît donc comme un secteur dynamique, suivant une courbe moins exponentielle que le poker mais cependant confiante.

Quelles sont les raisons et les caractéristiques de cette évolution ?

Tout d’abord, il importe de noter que, contrairement aux paris sportifs, la pratique des paris hippiques est fortement ancrée dans la culture française. Avant même la loi du 12 mai 2010, la communauté des turfistes français était évaluée à plus de 6 millions d’individus. Le turf est donc une tradition en France. (Mise à jour : Il semble désormais que les paris hippiques baissent en France selon le PMU)

On peut constater que les campagnes publicitaires destinées à promouvoir les paris hippiques en ligne se sont révélées beaucoup moins présentes que celles concernant les paris sportifs, catégorie sujette à un véritable matraquage publicitaire.

Pourtant, le passage des paris hippiques “en dur” aux paris hippiques “en ligne” s’est fait de façon satisfaisante. Comme l’ont démontré certains spécialistes du secteur, l’une des particularités des turfistes est d’être des parieurs dotés d’une curiosité naturelle; habitués à comparer les cotes, c’est en toute logique qu’ils ont pris le temps d’étudier les nouvelles offres hippiques arrivant sur le marché. (Sites de ZeTurf et de GenyBet)

Un autre aspect pouvait être un mauvais signe concernant l’avenir du marché du turf en ligne : le fait que la majeure partie des parieurs sur les courses de chevaux soient d’une tranche d’âge plus élevée que celle des joueurs de poker et de paris sportifs.

Or, les statistiques nous apprennent que 47 % des turfistes, soit près de la moitié de ces parieurs, sont composés de personnes ayant entre 35 et 54 ans. Autrement dit, ce n’est pas parce que les turfistes confirmés n’appartiennent pas à la “génération Internet” qu’ils ne se sont pas mis à la pratique des paris hippiques en ligne.

Du point de vue des férus de paris hippiques sur Internet, on notera aussi une particularité notable : cette activité est la plus féminine des jeux d’argent en ligne autorisés en France, puisque pas moins de 19 % des turfistes sont des femmes.

Or, la proportion féminine est bien moins importante dans les deux autres secteurs de jeu agréés par l’Etat. Tous sexes confondus, 46 % des joueurs de paris hippiques misent une somme inférieure à 100 € par trimestre.

Quel bilan pour le Turf en ligne ?

Mais, pour dresser le bilan du secteur des paris hippiques en France après la loi et la création de l’Arjel, il faut s’intéresser à d’autres critères que celui des joueurs uniquement. Si l’on a pu voir que la légalisation des paris hippiques en ligne était pour l’instant un succès du côté des joueurs, les choses sont moins brillantes du côté des opérateurs – ce qui rejaillit en fait sur les parieurs...

En plus de proposer aux internautes turfistes un marché légal et fiable en stigmatisant les sites “illégaux”, l’Arjel a proclamé vouloir contrevenir au monopole du PMU sur le secteur.

De fait, il est de notoriété publique que le Pari Mutuel Urbain représentait jusque-là la plus grosse part de l’offre. Or, l’Arjel recense actuellement 8 opérateurs agréés dans le domaine des paris hippiques, au nombre desquels on trouve JoaOnline ou encore Zeturf.

Avant même la régularisation des paris hippiques en ligne, Zeturf, créé en 2001, constituait le concurrent principal du PMU. On comprend donc la prégnance de cette enseigne sur le marché, alors que d’autres opérateurs, nouveaux entrants, peinent à faire surface en raison justement de leur nouveauté.

Effectivement, le PMU représente aujourd’hui environ 70 % du marché des paris hippiques en ligne, contre 20 à 25 % pour Zeturf. Ainsi, outre ces deux acteurs, peu de challengers substantiels émergent du lot.

Le PMU préserve donc quasiment son monopole préexistant, et ce d’autant plus qu’il existe aussi “en dur”, à l’inverse de tous les autres opérateurs de turf qui figurent seulement sur Internet.

Or, le PMU bénéficie aujourd’hui d’une fiscalité privilégiée par rapport à ses concurrents, tandis que l’imposition à laquelle sont soumis les outsiders est largement au-dessus de la moyenne des autres pays européens.

Pour ce motif, le bookmaker anglais William Hill a déclaré ne pas s’intéresser au marché français, mais au marché italien. Cette différence révoltante de traitement montre que, sous couvert de diversifier l’offre française, l’Etat confirme le monopole du PMU et vise autant – voire moins – la protection des joueurs que celle de ses ressources fiscales.

L’autre inconvénient est que suite à la promulgation de la loi du 12 mai 2010, le taux de redistribution aux parieurs se trouve, comme pour le poker et les paris sportifs en ligne, limité à 85 %, alors qu’il était de 94 à 95 % auparavant.

Avant la loi, le recyclage des gains permettait à un joueur ayant déposé 100 € sur un site de paris hippiques de jouer avec 800 €uros, contre 400 €uros aujourd’hui. La loi, dans cette perspective, s’est faite au détriment des turfistes jouant en ligne. Par conséquent, les sites étrangers sont beaucoup plus attractifs avec leur pourcentage de redistribution qui se maintient aux alentours de 95 %.

Pour conclure, le marché des paris hippiques est la bonne surprise de la libéralisation des jeux en ligne par le système étatique français. Cette réussite se manifeste au niveau des chiffres relatifs aux joueurs.

Cependant, des zones d’ombre demeurent, notamment à propos de la surreprésentation du PMU épinglé dernièrement par la Haute Autorité de la Concurrence, d’une fiscalité bien moins intéressante pour les outsiders français agréés, et enfin du pourcentage de redistribution qui nuit fortement aux turfistes.

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