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Le PMU épinglé par l’Autorité de la Concurrence française doit créer sa propre marque

Le PMU épinglé par l’Autorité de la Concurrence française doit créer sa propre marque

Des bonnes nouvelles dans le secteur des jeux en ligne, notamment dans les paris hippiques, pour les opérateurs comme Zeturf ou France-Pari Turf vont se délecter des positions prises par l’Autorité de la Concurrence française face au PMU.

Le PMU recalé par l’Autorité de la Concurrence

Le PMU épinglé par l'Autorité de la Concurrence française doit créer sa propre marque.Des bonnes nouvelles dans le secteur des jeux en ligne, notamment dans les paris hippiques.

Les opérateurs de courses de chevaux comme Zeturf ou France-Pari Turf vont se délecter des positions prises par l’Autorité de Concurrence française à l’encontre du PMU.

Rappel des faits : L’EGBA, (European Gaming and Betting Association) organisme à but non lucratif qui regroupe plusieurs bookmakers, salles de poker et casinos en ligne, avait envoyé le 10 mars 2010 un courrier relatant de la distorsion de concurrence pour plusieurs motifs :

  • Droit au pari de 1% excessif et injustifié.
  • Distorsion de la concurrence des ex-monopoles envers les nouveaux opérateurs entrants. Les réseaux physiques (bars, détaillants etc.) et en ligne des ex-monopoles. Le PMU avec ses plus de 10500 points de vente et la FDJ avec ses 36000 détaillants.
  • Pari à cote fixe refusé dans la loi pour les paris hippiques.
  • Données hippiques : Impossibilité pour les nouveaux acteurs de paris hippiques d’obtenir les données hippiques nécessaires pour organiser les courses de chevaux.
  • Distorsion des gains : Impossibilité aux nouveaux opérateurs de proposer des courses qui peuvent rivaliser avec le Quinté+.

Tous les protagonistes ont été entendus lors de la séance de l’Autorité de la concurrence qui s’est tenu le 17 novembre dernier. L’Autorité de la Concurrence a rendu ses positions hier, à savoir le 20 Janvier.

En voici les conclusions…

Pour la distorsion de concurrence :

  • Le PMU (Pari Mutuel Urbain) doit revoir la stratégie de sa marque. En effet, contrairement à la FDJ qui a lancé une nouvelle marque pour son site de paris en ligne, ParionsWeb, le PMU n’a pas créé une nouvelle marque pour lancer ses activités de paris sportifs et de poker en ligne.

    L’Autorité de la Concurrence recommande vivement au PMU de créer sa propre marque. Néanmoins, comme vous l’aurez remarqué avec tout le tabassage médiatique de spots publicitaires que les français ont subi, le PMU s’est déjà lancé dans les paris et le poker sous sa propre marque, renommée sur le territoire national.

    Cette recommandation donc, arrive plutôt en retard, mais ne serait-ce pas une stratégie également de l’opérateur hippique national pour se lancer dans 2 marchés où il était inconnu au bataillon ?

    Cela est évident, mais les bookmakers agréés par l’Arjel n’ont pas lâché l’affaire et au final, cela a fini par payer. Le PMU est dans le devoir de lancer une autre marque, ce qui laisse présager un grand chamboulement chez ce leader qui détient à ce jour 90% des mises sur internet concernant les paris hippiques.

    Pour rappel, le PMU est un GIE (Groupement d’intérêt économique) qui comporte 51 sociétés de courses, avec pour sociétés mères France Galop et la SECF. Ces 2 dernières sociétés détiennent près de 48 % des droits de vote au sein de ce GIE.

Pour les données hippiques :

  • Pour les données hippiques que les sociétés de courses possèdent et dont elles sont propriétaires, ces informations doivent être accessibles aux nouveaux sites de paris hippiques, comme au PMU et pas seulement au PMU.

    En clair, pas de discrimation afin de permettre aux nouveaux sites de paris hippiques d’accéder à ces informations pour organiser leurs cotes. L’Arjel doit réguler ce paramètre et sanctionner éventuellement s’il y a discrimination. Cette donnée est très importante et protège les nouveaux opérateurs hippiques.

Pour le droit au pari :

  • Pour le droit au pari, tant contesté par les bookmakers agréés, l’Autorité de la Concurrence recommande à l’Arjel d’établir un cahier des charges définissant les modalités de consultation des opérateurs de paris par les fédérations sportives ainsi qu’un référentiel de coûts pour guider les opérateurs dans la négociation du prix du droit au pari.

Pour le Pari à cote fixe et distorsion des gains avec le Quinté+ :

  • L’Autorité a reconnu également que le PMU a un réel avantage sur les nouveaux opérateurs grâce à ses 10500 points de vente.

    Nous citons, car ce point est tellement crucial pour les nouveaux entrants : “A cet égard, l’Autorité recommande la mise en place de mécanismes d’abondements des gains entre courses, qui permettrait aux opérateurs alternatifs de proposer un pari susceptible de concurrencer efficacement le pari « Quinté plus » proposé par le PMU, et invite le législateur à procéder à une clarification de la législation applicable sur ce point”.

    Donc, pour détailler cette recommandation importante de l’Autorité de la Concurrence, s’il n’y a aucun gagnant lors d’une course, les nouveaux opérateurs pourront réinjecter une somme sur une autre course afin de concurrencer le Quinté+, ce qui permettra aux opérateurs entrants d’attirer des nouveaux parieurs et d’approcher les gains du Quinté+.

    Si d’aventure les nouveaux opérateurs ne peuvent pas s’axer sur cette stratégie, à savoir remettre en jeu une somme afin d’augmenter les jackpots à gagner, alors voici une autre recommandation de l’Autorité de la Concurrence : permettre les paris à cote fixe, ce qui est interdit actuellement. Néanmoins, elle souligne le fait de permettre ces nouveaux paris “temporairement“.

    Ces derniers points seraient à modifier dans la loi du 12 Mai 2010 sur les jeux en ligne en France. En tous les cas, l’Autorité de la Concurrence le préconise vivement.

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