Alan Goehring : un joueur de poker « hobbyist » avec plus de $5 millions de gains

Alan Goehring est joueur qui cumule les contradictions, dès sa naissance, dans son jeu et son style de vie même.
   
     
 

Alan Goehring, un requin de la finance avant tout

Il fait partie des joueurs qui jouent pour jouer, non pas pour gagner. Pourtant, il gagne, il gagne même beaucoup. Alan Goehring est joueur qui cumule les contradictions, dès sa naissance, dans son jeu et son style de vie même.

Il est né le 21 février 1962. Son signe astrologique se situe à la limite du Verseau et des Poissons, du côté des Poissons. Les astrologues ne le voyaient pas en grand joueur et encore moins en grand joueur de poker où l’audace et le risque constituent le quotidien. Et pourtant Alan Goering est un joueur de poker et pas n’importe qui ! Son visage d’intellectuel et cet air de timidité qui balaient son visage ne laissent transparaître aucunement la hargne et la ténacité qui caractérisent les grands joueurs.

Bien que ses racines aient été plantées au pays de Goethe, il a vu le jour aux États-Unis. Il commença à côtoyer les jeux de cartes dès son adolescence et eut son premier rendez-vous avec le poker lors de ses 25 ans, un peu sur le tard, comparé à certains joueurs de poker qui avant cet âge ont déjà cumulé de nombreux exploits pour ne citer que le bouillant Tom Dawn, surnommé Durrrr. Il ne commença vraiment à jouer au poker que quelques années plus tard. Il préférait encore torturer les bourses de Wall Street pour leur soutirer des revenus forts honorables.

Alan Goehring réside à Henderson dans l’état du Nevada aux États-Unis d’Amérique.

Un palmarès incroyable.

Ce n’est que sur la seconde pente de sa trentaine, en 1999, qu’Alan daigne à accorder vraiment au poker l’attention qu’il mérite. Et c’est là qu’il commença à cumuler des gains, des gains importants qui l’ont décidé à mettre un pied dans la cour des grands et c’est ainsi qu’il va fouler le seuil des arènes des joueurs professionnels du poker. Mais ce n’est pas pour autant qu’il y dédie tout son temps, car il continuait encore d’opérer sur les marchés financiers américains. Et il avoue qu’il ne consacre qu’une cinquantaine de jours par an pour jouer au poker.

Toutefois, déjà en 1997, il laissa déjà de petites traces dans le $3,000 No Limit Hold-Em even lors des WSOP (World Series Of Poker) en 1997, où il empotera 61 845 dollars américains. Le tournoi fut gagné par Max Stern et où l’on voyait encore Kathy Liebert, Chris Ferguson et Dan Harrington. En 1999, Alan Goehring termine second dans les WSOP $10,000 No Limit Hold-Em Main Event, survolé par Noel Furlong. Et là, il empochera 768 625 dollars américains.

Ensuite, dans la première saison du World Poker Tour, en 2003, il occupa la seconde place et gagna même le WPT World Championship au Bellagio Hotel, doté d’un prix de plus d’un million de dollars américains.

D’autre part, durant la quatrième saison des WPT, Alan Goehring participait à deux tables finales. Il termina, en outre, à la sixième place au Grand Prix de Paris à l’Aviation Club de France, avec plus de 93 000 de dollars américains. En 2006, il gagna également le L.A. Poker Classic au Commerce Casino, dont le prix dépassait les 2,3 millions de dollars américains. Si bien qu’en 2009, les gains ramassés par Alan Goehring dans les tournois live avoisinaient les 5 millions de dollars. Et pourtant, il prétendait encore qu’il ne jouait pas encore pour l’argent, mais surtout pour s’amuser ! Et c’est peut-être pour cela qu’il restait toujours « l’éternel second ».

Un jeu extraordinaire : le Low-Ball Poker

À la différence des autres joueurs professionnels, Alan Goehring s’est choisi une technique de jeu qui sort de l’ordinaire : le Low-Ball Poker. Il s’agit, en fait de la technique des petits pots. À celle-ci il combine des recours aux relances qui déroutent généralement ses adversaires, car cette stratégie de jeu est considérée comme des erreurs lors des parties de poker.

En effet, si Howard Lederer le classe parmi les génies du poker, des joueurs tels que Phil Hellmuth, qui ne le porte pas particulièrement sur le cœur, le voit plutôt comme « Lucky » Alan, un joueur amateur bien chanceux qui n’a pas de vrais talents.

Il a eu, certes, un puissant levier pour le hisser dans sa carrière de joueur professionnel, en l’occurrence son aisance financière, mais à ce niveau de la profession, déployer avec intelligence une telle technique déroutera certainement même les plus grands joueurs. Et la preuve, les résultats sont là pour lui, plus qu’éloquents.
 
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