Suite à l'expiration du moratoire de trois ans décidé, par la Confédération suisse, qui concerne l'octroi éventuel de concessions, la commune de La Tène et la ville de Neuchâtel sont prêtes à accorder de nouvelles parcelles. Les opérateurs qui ont en fait la demande pourront en bénéficier.
Les groupes français, notamment la société fribourgeoise Escor, sont particulièrement intéressés par ce marché suisse, caractérisé par une croissance globale. En outre, l’appareil législatif local se révèle moins contraignant par rapport au système français.
L’énorme potentialité du marché helvétique.
Récemment, le Conseil fédéral suisse a décidé d'accorder, conformément au rapport de la Commission fédérale des maisons de jeu, une nouvelle concession pour un casino de type B, dans la localité de Neuchâtel. D’après les estimations publiées par les mêmes autorités, cet établissement pourrait générer un chiffre d'affaires annuel de l’ordre de quinze à vingt-cinq millions de francs. Il pourra aussi rapporter près de dix millions de francs par an de recettes fiscales aux pouvoirs publics cantonaux.
Avec 450 000 de joueurs potentiels, les opérateurs s’attendent à réaliser au cours d’un exercice trente millions de francs. En ce qui concerne l’emploi, quatre-vingt postes pourront être créées. En temps normal, l'ouverture de nouvelles maisons de jeu affecte la rentabilité des établissements voisins. Cependant, selon cette étude, elle ne bouleversera pas leur efficience.
Le projet du groupe fribourgeois Escor.
Le groupe fribourgeois Escor reste l’unique opérateur à avoir présenté un projet pour la construction d’un casino sur le site neuchâtelois. De plus, il demeure la seule entreprise disposant de l’aval du canton et de la commune de La Tène. Dans une récente conférence de presse, les responsables de la firme ont déclaré être prêts à investir 6,5 millions d’euros pour ce programme.
La licence de type B permettra à l'établissement de proposer à la clientèle plus de 250 machines à sous, avec un montant de jackpot maximum de 200 000 francs. Toutefois, le président de la commune de La Tène a notifié dernièrement que trois propositions émanant de trois groupes d'investisseurs distincts lui sont parvenues.
La concurrence s’annonce ainsi rude entre ces opérateurs et la société française. Parmi ces compagnies, on peut citer le Grand Casino Kursaal Bern AG, qui sollicite une concession sur le site de La Rotonde.
Les autres opérateurs qui vont entrer en lice.
De nombreux projets se profilent dans le canton de Neuchâtel, plus précisément sur le site de La Rotonde. Les propriétaires du Casino Kursaal de Berne s'apprêtent, dans les jours à venir, à déposer une demande de permis de construire, relative à l'implantation d'un casino à cet emplacement.
Deux autres opérateurs français, déjà présents sur le marché helvétique, souhaitent aussi investir dans cette localité. Il s’agit du groupe Partouche, détenteur des maisons de jeu de type B de Meyrin et de Crans-Montana, et de la firme Barrière. Cette dernière gère les établissements de Montreux, de Courrendlin, de Granges-Paccot et de Tranchant, plus connu sous l’appellation de casino de Bâle.
Une longue procédure.
La Commission fédérale des maisons de jeu ou CFMJ va déterminer les critères que les candidats à la concession devront respecter. Le Conseil fédératif devra trancher, après analyse des dossiers, dans le courant de l’année 2011. Dans la même lignée, ce comité a chargé la commission d'assouplir davantage la réglementation qui régit les établissements de type B.
Dans sa requête, il a proposé que le nombre maximal de machines à sous puisse excéder le nombre de 250 dispositifs par casino, et la valeur du jackpot devrait être plafonnée à 200 000 francs. Il a également recommandé la suppression des mesures qui interdisent l’exploitation des différents systèmes de jackpot. Enfin, il suggère que la CFMJ ne pose plus aucune limite au nombre de tables et de machines à sous.
Une tâche de longue haleine.
L’opérateur ne peut se prévaloir de la concession tant que le Conseil fédératif n’a pas donné son aval pour le projet. Si le dossier est validé, la Commission fédérale des maisons de jeu devra encore l’examiner et apporter son avis auprès du comité. Alors, la procédure s’annonce extrêmement longue.
Pour le groupe Escor, la réponse lui sera remise vers le mois de mars 2011. En outre, il doit anticiper dès maintenant les tâches accessoires. En effet, des aménagements routiers pourraient s’avérer nécessaires. Puisque le site neuchâtelois jouxte l’hôtel Ibis, il est fort probable que le futur établissement de jeu y soit annexé. L’édification du casino devrait de la sorte s’effectuer dans le sillage des travaux d’extension du complexe hôtelier, qui prévoit d’augmenter sa capacité d’accueil.
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