Samuel Mcmaster Jr : condamné à rembourser ses victimes en jouant au poker

C’est bien la première fois qu’un escroc reçoit une condamnation pareille : celle de jouer à son jeu de prédilection, le poker.
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Samuel Mcmaster doit rembourser 400 000 dollars en 6 mois

C’est un étrange verdict qui vient de tomber aux Etats-Unis la semaine dernière. En effet, ce jugement, une grande première, restera surement dans les annales du monde juridique et celui du poker.

C’est bien la première fois qu’un escroc reçoit une condamnation pareille : celle de jouer à son jeu de prédilection, le poker. Voici cette histoire plutôt surprenante !

Samuel McMaster Jr, joueur de poker âgé de 59 ans, travaille comme agent d’assurance. Proposant des placements financiers attractifs mais purement fictifs de sa société, il arnaque ses clients constitués en majorité de personnes âgées.

En effet, au lieu de faire fructifier l’argent de ces derniers, Samuel McMaster empochait tout bonnement leurs dollars pour fournir sa bankroll de poker. Ces faits lui font encourir 84 ans de peine de prison. Ca rigole pas aux US !

En plaidant toutefois coupable des 26 chefs d’accusation portés à son encontre, il a pu avoir une convention temporaire grâce à l’intervention de son avocat. Le tribunal de l’Etat du Nouveau Mexique qui l’a jugé l’a ainsi condamné à jouer, ou plutôt à gagner, au poker afin de rembourser à ses victimes la somme « modique » de 400 000 dollars.

Ce tribunal américain, fait plutôt déroutant, lui offre donc l’opportunité durant un délai de six mois de se racheter auprès de ses victimes en gagnant au No Limit Holdem.

Le joueur de poker professionnel a ainsi intérêt à avoir la chance de son côté car il n’a que jusqu’en février 2011 pour s’acquitter des 400 000 dollars qu’il a escroqué. Il doit verser à ses victimes 7500 dollars mensuels durant cette période.

Un contrôle du remboursement se fera durant les deux premiers mois. De cela dépendra la réduction de sa sentence ou au contraire l’application de sa condamnation.

L’accord mentionne en outre le droit pour le condamné à participer en toute liberté à des tournois de poker au-delà des frontières de l’Etat où il a été jugé, donc du Nouveau Mexique.

Selon le procureur Phylis H. Bowman, il s’agirait là d’un cas nouveau. Le juge Ross Sanchez de son côté a acceptée la convention proposée par l’avocat de Samuel McMaster en application du « plea bargain » stipulé dans le droit américain. Cette pratique courante permet en effet aux condamnés qui reconnaissent leurs fautes de réduire leurs peines et de se racheter.

Le « plea bargain » dont la traduction littérale est le marchandage ou la négociation du plaidoyer se traduit plutôt par « plaider coupable ». C’est une négociation entre un accusé et un procureur au terme de laquelle l’accusé reconnaît sa culpabilité pour une infraction ou un des plusieurs chefs d’accusation en échange d’une concession, habituellement une peine de moindre sévérité ou encore l’abandon du reste des chefs d’accusation.

Cet accord n’a lieu qu’en droit pénal et se conclut par une condamnation sans procès. Cette pratique apparue au XIXème siècle clandestinement, a ensuite été reconnue officiellement en 1970 par la Cour suprême américaine. Les affaires pénales se règlent actuellement à 95% par un « plea bargain ».

Samuel McMaster a en effet indiqué que joueur de poker professionnel était son seul emploi et que c’est en exerçant sur les tapis verts qu’il pourrait récupérer l’argent qu’il doit à ses victimes. Le report de sa sentence lui permettra de prouver s’il pourra ou non y arriver.

Comme rien ne semble montrer qu’il représente une menace envers la société, il a pu avoir la libération conditionnelle. S’il arrive à garder jusqu’en février de l’année prochaine le rythme de remboursement, le juge réduira sa condamnation.

Si dans les deux premiers mois il ne parvient pas à faire les paiements convenus, Samuel McMaster verra sa condamnation immédiatement appliquée.

L’escroc n’a voulu faire aucun commentaire à la presse qui fait les choux gras de ce fait divers. Cette histoire est d’ailleurs comparée par les journalistes à un mauvais scénario de film. On n’a aucun mal à imaginer la pression qui pèsera sur le joueur professionnel lors de ses prochains tournois de poker où sa future liberté est en jeu.

Cela sera d’autant plus difficile à Samuel McMaster du fait qu’il ne passera pas aisément inaperçu avec toute la médiatisation de son affaire, notamment sur le net.

Vu la variance et ses affres que n’importe quel joueur de poker connaît, McMaster a tout intérêt à avoir une série de coups chanceux, ou « good run » sans quoi il terminera son existence derrière les barreaux. Bre, encore un cas insolite du poker comme ceux de cet article.

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