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La bourse, un jeu d'argent en ligne comme les autres |
Un sujet qui est presque tabou: la bourse et l'addiction aux jeux des traders. A la veille de l'ouverture du poker et des paris sportifs sur internet, le gouvernement, et pas seulement français, nous rabâche que l'addiction aux jeux est un paramètre crucial pour protéger les citoyens, un argument sur lequel nous adhérons.
Cependant, les politiques français successifs n'ont pas hésité à freiner l'essor considérable de l'offre de la Française des Jeux et du PMU. Pire encore, les spots télévisés qui matraquent les français à des heures de grande écoute est à la limite du supportable et rentrent en contradiction avec le souhait "déguisé" du gouvernement.
Si l'addiction était vraiment la préoccupation primordiale du gouvernement, il n'y aurait certainement pas 198 casinos en dur en France, plus de 30.000 points de vente de la FDJ et 40.000 pour le PMU.
En revanche, quand il s'agit des traders, le mot "addiction" est tout simplement banni du vocabulaire des hommes politiques. Etonnant non ? Disons que l'addiction au jeu de la bourse des traders passe sous silence tout simplement parce qu'elle engendre des profits dantesques. De ce fait, les politiques ne se soucient pas de leur santé au même titre que les citoyens de France qui vont jouer leurs quelques €uros. Les rentrées fiscales du jeu en France sont une poussière si l'on devait les comparer aux revenus générés par la bourse.
Jérôme kerviel, l'ancien trader de la banque Société Générale qui a tant défrayé les chroniques du monde entier lors de la perte au jeu de la bourse des 5 milliards d'€uros de la SG, a bien fait comprendre lors d'une interview sur Sept à Huit, que la bourse était un jeu d'argent où l'addiction est au premier plan. Le sentiment d'adrénaline est identique à celui d'un joueur qui joue à la roulette au casino.
Mieux encore: Jean Peyrelevade, ancien PDG du Crédit Lyonnais n'a pas hésité une seule seconde, lors d'une émission télévisée consacrée à la crise financière mondiale, que les banques n'avaient que pour but de générer des profits dans ses arrières salles truffées de traders à l'affût de l'adrénaline que procure le jeu de la bourse. Il a assimilé les banques à des casinos. Avouez qu'il y a de quoi se poser des questions sur le monde quasiment intouchable de la finance.
Avec l'informatique désormais, quelques millisecondes suffisent à engendrer des centaines de millions d'€uros de bénéfices, voire même quelques milliards. On peut en conséquence affirmer maintenant, que la bourse est aussi un jeu d'argent en ligne... mais adapté aux personnes dont le portefeuille est comparable à un bon pavé de boeuf, et non pas l'épaisseur d'une sole meunière. On peut aussi aisément souligner que la bourse est un jeu en ligne, comme le sont le poker et les paris sportifs, mais le point similaire entre eux est la réflexion.
Que faut-il acheter ? Quand faut-il vendre ? Quand faut-il acheter ? Telles sont les trois questions fondamentales qui pourraient résumer les tenants et aboutissants de la finance et l’investissement en Bourse. Si l’on se réfère à ces vocables utilisés (achat, vente, investissement), il n’est pas sorcier de comprendre que la Bourse est donc un jeu où l’argent règne en maître.
En principe, on y entre pour en gagner, pas pour en perdre, et ceci est valable aussi bien pour les entreprises, les professionnels que les particuliers. En fin de compte, investir en bourse équivaut à jouer son argent, dans le but de le faire fructifier.
On l’aura compris, le monde du jeu de la bourse a ses propres règles, comme tous les jeux d'argent. Il n’est pas exempt d’erreur. Ainsi, la première règle est d’accepter les risques, en rapport à son placement. Il faut savoir qu’une fois que l’on a pris la décision d’acheter des actions, on s’expose indubitablement aux fluctuations capricieuses et imprévisibles des cours, désormais inhérentes au marché boursier.
Et ces paramètres sont amplement comparables aux jeux d'argent que connaissent les citoyens amateurs de jeux. En bourse, vous pariez sur une valeur, en pari sportif ou autres jeux de casinos où la réflexion prime sur le hasard, vous pariez sur un résultat. La motivation d'un trader ou d'un boursicoteur averti est la même qu'un parieur ou un joueur de poker: gagner de l'argent, à court, moyen ou sur le long terme et la recherche d'adrénaline.
Alors pourquoi de ne pas appliquer aussi le mot addiction au jeu de la bourse alors que pour les paris sportifs et le poker en ligne, prochainement légalisés en France, le gouvernement en abuse et exige des sites demandeurs de licence françaises d'axer leur stratégie, voire de les harceler sur ce paramètre ?
Certainement pour ne pas déranger les "joueurs" richissimes et les banques qui s'adonnent au jeu de la bourse tous les jours et qui par ce biais, engraissent l'économie française. En fait, les traders ne sont que des pions addictés et utilisés légalement au jeu de la bourse par les banques et bien sûr, l'Etat. Leur santé est pour ce dernier... accessoire.
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